Biography

Professeur d'Anglais- Passionnée de beauté, de danse et de chant- Sportive à ses heures perdues- Aux fourneaux quand le temps le permet- Vagabonde lilloise à la découverte de nouvelles contrées shopping - Globetrotteuse

Escapade Parisienne

Escapade Parisienne

Samedi 14 Octobre 2017 - 9h17

Je me retrouve dans le TGV direction Paris pour une journée riche en culture. Accompagnée de ma mother et de ma super collègue, nous voilà prêtes à affronter cette journée riche en piétinements. 

Après s'être frayées un chemin dans la foule, nous mettons le cap sur l'exposition CHRISTIAN DIOR au Musée des Arts Décoratifs, à deux pas du Musée du Louvre. 

A peine sorties du métro que nos yeux affolés se posent sur la file "chenilleresque" (oui j'aime inventer des mots) à l'entrée du musée. Je présente mon billet au personnel du musée qui m'indique que malgré la détention de mon billet, je dois faire la queue comme tout le monde. Un peu abattues, nous décidons d'attendre patiemment sauf que cette file semble interminable et qu'aucune information nous est donnée quant au temps d'attente. Nous décidons de demander à une dame au badge "MEDIATEUR" le temps d'attente requis pour pouvoir enfin entrer. Cette dernière répond de manière évasive. Nous sommes bien avancées... 

Devant le Musée des Arts Décoratifs - Une queue d'impatients à perte de vue

Devant le Musée des Arts Décoratifs - Une queue d'impatients à perte de vue

Comme je commence à m'impatienter, je suis en train de discuter stratégie avec ma mum et ma collègue : revenir en début d'après-midi au Musée des Arts Décoratifs et faire l'exposition que nous avons prévue initialement de faire en fin de journée, celle de David Hockney au Centre Culturel George Pompidou. 

Ni une ni deux, on reprend le métro direction Châtelet. Une fois arrivées devant le bâtiment aux courbes futuristes, même constat désolant : une file à n'en plus finir de personnes avides de culture. 

Une réunion de crise s'impose : il faut changer nos plans pour ne pas perdre trois heures dans la file d'attente. Une fois de plus, je remarque que rien ne distingue les personnes ayant déjà leur billet et celles qui préfèrent les acheter sur place.

Il va falloir changer votre organisation les gars parce qu'à ce rythme là, je peux reprendre le train bredouille pour Lille !


Ma collègue connaissait le Musée Jacquemart-André situé non loin du boulevard Haussmann. Il s'agit d'un petit palais au coeur de Paris, demeure d'une famille bourgeoise du 19ème siècle. En effet, Edouard André (ayant servi personnellement Napoléon III) commanda à l'architecte Henri Parent cet hôtel particulier en 1868. Il s'y installa avec sa femme Nélie Jacquemart, une jeune artiste peintre. Ensemble, ils voyagèrent dans le monde entier et ramenèrent dans leurs bagages de jolies pièces de collection provenant des quatre coins du monde. Ma collègue précise que le lieu est magnifique, même si peu connu du grand public. Elle ajoute qu'en ce moment, il s'y tient une exposition sur l'impressionnisme et le post-impressionnisme de la seconde moitié du XIX siècle et du début du XXème siècle, l'exposition "Le jardin secret des Hansen. La collection Ordrupgaard". Ces deux affirmations suffisent à me convaincre. 

Nous arrivons d'un pas assuré au musée, en espérant qu'il n'y ait pas beaucoup de monde. 

Contrairement aux deux premiers musées, la file d'attente était limitée à trois personnes. ALLELUIA. En quelques minutes, nous avons rejoint l'entrée principale de ce joli hôtel particulier. 

L'entrée principale de la chic demeure du couple Jacquemart-André 

L'entrée principale de la chic demeure du couple Jacquemart-André 

Comme il est presque midi, nous décidons de manger directement pour ne pas perdre de temps. Cela tombe bien, le musée propose un coin restauration. Pour 23 euros, il est possible de prendre le plat du jour ainsi qu'une délicieuse pâtisserie disponible dans le chariot à desserts à l'entrée du Café Jacquemart-André (les boissons ne sont pas incluses).

Le cadre est sympathique bien que d'un autre temps. La qualité des produits est acceptable mais sans plus. On ne me demande pas comment je désire ma viande. On me la sert bien saignante voir peu cuite à certains endroits. Je ne réplique pas, de peur de perdre du temps. Le dessert est par contre une petite merveille : macaron à la crème de rose et aux framboises, pâtisserie que l'on ne peut pas rencontrer à tous les coins de rue. Cependant, il est possible de choisir des pâtisseries plus classiques comme des millefeuilles ou des tiramisus. Tout dépend donc de votre envie du moment. Si vous souhaitez gagner du temps entre deux visites, le Café Jacquemart-André est un bon plan à ne pas négliger. 

Après nous être restaurées, nous sommes fin prêtes à découvrir le Musée Jacquemart-André. Nous passons de pièce en pièce, entre les salons privés, les appartements privés d'Edouard et Nélie, la salle de musique, le petit musée italien et le jardin d'hiver. La richesse de chaque salle évoque bien le passé glorieux du couple : les moulures, les dorures, le marbre, la finesse de chaque objet rapporté d'un long voyage. Tous les éléments décoratifs, bien que désignant une influence différente, cohabitent sans trop de chichis. Dans le grand salon, les vases illustrés de chinoiseries se confrontent aux bustes majestueux d'illustres gentilshommes. Eclectisme et exotisme se mélangent pour donner à cet hôtel particulier son charme si singulier. 

En flânant davantage dans le musée, on retrouve aussi le salon de musique où se déroulaient des petits concerts, essentiellement de la musique de chambre. Le salon renvoie directement à l'époque napoléonienne, avec ses influences de rouge pourpre et ses meubles en bois foncé. En fermant les yeux, on imagine très bien l'ambiance qui devait régner à l'époque : les longues conversations des femmes mêlées aux rires rauques des hommes. On peut aussi songer aux belles robes des femmes virevoltant sur le parquet fraîchement ciré de la salle. 

Près du boudoir de Nélie Jacquemart, on y retrouve au fond quelques pièces ramenées d'Egypte : des amulettes, ces petits objets que les Egyptiens gardaient sur eux pour se protéger du mauvais sort mais aussi des petits masques de momie joliment exposés au grand public. 


Une invitation au voyage - l'art de la peinture

L'exposition sur l'impressionnisme a confirmé mon amour pour ce courant artistique. Ce que j'aime dans l'impressionnisme, c'est la dextérité avec laquelle les peintres travaillent, en accumulant les couches de peinture et en les retravaillant au couteau s'il le faut pour y amener un certain mouvement. La beauté des paysages ou des silhouettes retranscrites nous émeut même. On y retrouve le pointillisme de PIssarro dans son oeuvre Coin de Jardin à Eragny et la maîtrise du flou liée aux ombres chez Monet dans son tableau Le Pont de Waterloo, temps gris. On y retrouve d'autres peintres comme Sisley, Renoir, Manet, Degas ou Gauguin. Quelques notes figurent autour des tableaux mais pas énormément, ce qui est plutôt dommage pour une exposition d'une telle richesse picturale. L'audio-guide nous aide à en savoir plus sur quelques peintures même si on aurait préféré avoir des explications pour chaque oeuvre de l'exposition. Cependant, j'étais bien contente de détenir les fameux écouteurs lors de ma visite de l'hôtel particulier car sans celui-ci, je ne vois pas comment j'aurais pu en savoir plus sur chaque pièce du palais. 

Comptez environ deux bonnes heures pour visiter le musée et l'exposition avec l'audio-guide. 

Je vous conseille ce musée si vous êtes friands d'art en général et que vous aimez découvrir les demeures d'antan, au charme si particulier. 

 


 

15H30 - Direction l'exposition CHRISTIAN DIOR - Musée des Arts Décoratifs

Au moment d'arriver devant le musée, l'angoisse de ne pas pouvoir découvrir l'exposition revient comme un boomerang : la queue est toujours interminable. Par chance, je retombe sur la médiatrice rencontrée au matin et en insistant lourdement, nous réussissons à rentrer. ENFIN. 

Grande surprise en pénétrant dans le musée : tout est fluide, il n'y a personne dans les grands couloirs. Nos sacs contrôlés, on nous oriente vers le vestiaire pour y déposer nos manteaux.

Vous pouvez également y laisser votre sac à dos et/ou sac à main si vous le souhaitez. Si vous comptez faire l'exposition, je vous conseille fortement d'abandonner votre manteau, gilet et écharpe car il fait très chaud dans l'ensemble des pièces. 

L'exposition est plutôt bien organisée : on commence par la découverte biographique de Christian Dior. Les panneaux, photos et documents relatent parfaitement son histoire familiale. Saviez-vous qu'à l'origine, ses parents détenaient une usine d'engrais chimiques ? Surprenant n'est-ce pas ? 

Quelques mètres plus loin, on découvre le côté artistique du couturier et ses différentes influences en matière d'art. Il est certain que Christian Dior a pu côtoyer les plus grands artistes de son temps comme Dali et n'a pas hésité à puiser son inspiration dans le travail de chaque artiste, qu'il soit peintre ou d'une autre profession. On peut même y observer une oeuvre peinte par Christian Dior lui-même. Comme vous pouvez le constater, l'art et la haute couture ont bien travaillé ensemble. 


En déambulant dans les couloirs tamisés de l'exposition, on admire à travers la vitrine différents tableaux répartis par couleur. Pour chaque tableau, on y retrouve une robe, des chaussures, des accessoires ou des articles de maquillage associés. Dans l'une d'elle, j'ai pu reconnaître le sac mythique Miss Dior, porté par des têtes d'affiche comme Jenifer Lawrence ou Marion Cotillard mais aussi l'un des premiers écrins à mascara de l'histoire de la marque, que j'avais vu enfant/adolescente dans la trousse à maquillage de ma mère ou de mes tantes. Chaque tableau a le temps de briller l'un après l'autre au grès de notre visite. 

On emprunte ensuite un petit escalier dont le mur attenant est criblé de couvertures de magazine. On peut y apercevoir les plus grandes  ambassadrices de la marque qui, au cours d'une soirée prestigieuse comme les Oscars ou d'une campagne publicitaire, ont revêtu du DIOR, des pieds à la tête. 

A ce stade de l'exposition, on se rend compte de la puissance de la maison DIOR en France et dans le monde. Cette dernière a su s'imposer dans le milieu de l'habillement, mais aussi dans le domaine de la parfumerie et des cosmétiques. Passionnée de beauté, ce volet de l'exposition m'a un peu déçue car rien n'est dévoilé sur le passage de la grande couture au monde du maquillage et des parfums.

En effet, il aurait pu être intéressant d'apporter quelques pistes à la question suivante : comment une maison de haute couture a pu se lancer dans le monde des cosmétiques et des parfums alors que ce n'était pas sa spécialité à la base ?

Cette question concerne également d'autres grands noms de la haute couture comme CHANEL ou YVES SAINT LAURENT. Même LADUREE s'est lancé dans ce marché juteux. Il aurait pu être passionnant d'avoir quelques pistes sur la conception d'un bel objet que les femmes du monde entier ont dans leur sac à main ou dans leur salle de bain. J'aurais adoré en savoir plus sur la création d'un parfum ou d'un produit typique de la maison DIOR. En effet, même si quelques noms de nez ou de maquilleurs professionnels sont cités rapidement sur les panneaux d'information, j'aurais aimé que ce passage de l'un à l'autre soit un peu plus consistant.

Cependant, j'ai apprécié le petit film qui retrace l'historique des publicités des plus grands parfums de la maison DIOR et j'ai aussi aimé l'un des chapitres de l'exposition qui raconte la belle histoire du château de la Colle Noire dans le sud de la France où Christian Dior a pu y entretenir ses jolis champs de jasmin. L'endroit est juste magnifique et a gardé ses quartiers d'antan. Rien n'a bougé depuis la disparition du grand couturier le 28 Octobre 1957.  D'ailleurs, mes blogueuses anglaises préférées ont eu la chance dernièrement d'y passer quelques jours et n'en ont pas raté une miette. Elles n'ont pas trop attendu pour relayer leur expérience sur leur chaîne Youtube. Si cela vous intéresse, je vous mets les liens vers leurs chaînes Youtubes à la fin de mon article pour que vous puissiez contempler la beauté du lieu. 

On pénètre ensuite dans d'autres pièces où les robes phares de la maison sont exposées, les unes plus belles que les autres.  

Une fois la première partie de l'exposition terminée, il nous reste l'autre partie qui décline l'ensemble des créateurs qui ont repris les commandes de la maison DIOR à la mort de son fondateur. Au cours de votre visite, vous allez pouvoir contempler les créations d'Yves St Laurent (et oui, il a travaillé chez DIOR avant de créer sa propre maison), Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano (le plus sulfureux de tous), Raf Simons et tout récemment, Maria Grazia Chiuri. Ce que j'ai apprécié dans ce volet de l'exposition, c'est de remarquer l'évolution des créations d'hier à aujourd'hui. C'est émouvant de voir tous les efforts menés par la maison pour se renouveler constamment. On imagine la pression que doit subir l'ensemble des équipes pour que la marque reste au top sur la durée car le milieu de la mode est un univers où la compétition fait rage. Il faut savoir être novateur et créatif pour durer. Jusqu'ici, la maison DIOR a fait ses preuves et continue de faire rêve le monde entier. 

La visite se termine dans la salle de bal, où les plus belles robes de soirée sont exposées au grand public.

C'est incontestablement la plus belle partie de l'exposition. Les robes sont mises en scène grâce aux doux éclairages et quelques jeux de lumière s'opèrent dans la salle, sous le regard ébahi et fasciné des visiteurs. La plupart des robes ont été portées par de magnifiques actrices et personnalités d'hier et d'aujourd'hui comme Elizabeth Taylor, Brigitte Bardot, Sophia Loren, Monica Belluci, Sharon Stone mais aussi Charlize Theron, Rihanna, Nicole Kidman, Natalie Portman et Felicity Jones. 

On repart de cette exposition avec des étoiles plein les yeux. 

DIOR fait incontestablement parti du paysage luxueux du savoir-faire à la française. La maison continuera de faire rêver les femmes du monde entier. 


 

18h15 - Un peu moins d'une heure et demi avant de reprendre le train pour Lille. 

 

J'emmène ma fine équipe à la boutique du musée et là, grande surprise. Il ne s'agit pas de la petite boutique où l'on essaye de vous vendre un peu de tout et n'importe quoi. La boutique du Musée des Arts Décoratifs propose une multitude d'ouvrages allant de cinq à deux cents euros. 

Deux coups de coeur pour Christian Dior et le Sud, le château de la Colle Noire et les Parfums DIOR, deux merveilleux ouvrages sur mes parties préférées de l'exposition, forcément en lien avec la beauté. Si vous avez adoré l'exposition DIOR, vous pouvez également vous fournir le catalogue Christian Dior, couturier du rêve , qui retrace les temps forts de l'exposition. Vous pouvez l'acheter ici ou directement sur Amazon.  Comptez entre quarante et soixante euros pour chaque ouvrage. 

 


Il nous reste un peu le temps à la sortie de la boutique du musée. Direction COLETTE rue du Faubourg St Honoré pour un mini shopping beauté. 

COLETTE, c'est un concept-store luxueux où se mêlent accessoires pour téléphones portables, habillement et cosmétiques. 

La marque GLOSSIER y est disponible depuis quelques semaines et au vu de l'engouement approchant la frénésie sur les réseaux sociaux, je m'étais dit d'aller voir ça de plus près. 

Il faut monter au dernier étage pour découvrir l'espace beauté. 

Bien que restreint, il propose un bon nombre de références de produits de beauté de niche. Aussi, j'ai pu swatcher quelques rouges à lèvres ILIA sur ma main, les blush liquide de chez GLOSSIER ou les ombres à paupières de chez RMS

colette

Malgré la tentation, je fus très raisonnable : je suis repartie avec un rouge à lèvres ILIA ainsi que l'anti-cerne de chez GLOSSIER

La marque GLOSSIER ne m'a pas réellement convaincue  : pas de folie côté packaging, composition, couleur ou texture. C'est là qu'est le pouvoir des réseaux sociaux et de nombreuses influenceuses anglaises et américaines qui ne jurent que par les produits de la marque depuis quelques semaines. Quant on s'y approche de plus près, la réalité est tout autre. 

J'ai pu manipuler quelques produits de la marque mais l'anti-cerne est le seul produit qui me tentait vraiment. Tout d'abord parce que c'est un produit utile que j'utilise au quotidien et que malgré son insolente transparence, il a l'air de cacher sans surcharger. Côté prix, on reste sur une base raisonnable : environ 27 euros pour le petit pot qui vous accompagnera pour un bon petit moment. 

Je reviendrai vers vous pour vous parler de cet anti-cerne. En espérant que le produit soit à la hauteur de sa réputation...


 

BILAN DE MA JOURNEE PARISIENNE 

Bien qu'elle fut speed, j'ai rentabilisé mon déplacement sur Paris : deux expositions en une journée et une pause rapide shopping, autant vous dire que je n'ai pas chômé. J'étais bien contente de pouvoir me détendre dans le train à mon retour sur Lille. J'aurais cependant bien aimé flâner dans les rues du Marais et des quartiers St Sulpice et St Germain mais le timing n'était pas de mon côté cette fois-ci. Je me reprogrammerais certainement un week-end pour pouvoir me cultiver, flâner et faire un peu les boutiques. 

Je vous conseille fortement d'aller voir l'exposition DIOR mais allez-y en semaine et soyez devant les portes bien avant l'heure d'ouverture pour ne pas attendre trois heures sur le trottoir... J'espère que depuis mon passage, le musée s'est mieux organisé, en proposant des créneaux horaires précis aux visiteurs afin de fluidifier le nombre de personnes au sein du musée et de réduire le temps d'attente à l'extérieur. Ma collègue m'a même confié qu'elle avait patienté longtemps sous la pluie avant d'entrer quelques semaines auparavant. Quand on possède déjà son billet et qu'on a payé 14 euros pour voir l'expo, tout ceci est un peu scandaleux...

Le musée Jacquemart-André est un petit bijou au coeur de Paris. Je vous le recommande à 100%.  


Et vous, vous allez quand à Paris ? 

Site du Musée Jacquemart-André : ici

Site de l'exposition DIOR : ici

Site internet de chez COLETTE : ici

Vlogs au château de la Colle Noire : à venir ( le temps de retrouver la ou les vidéos sur Youtube ) 

 

 

 

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